25 avril 2018
Ad limina

Accompagner les familles avec patience et miséricorde

La visite des évêques venus des Antilles

Le 17 avril dernier, notre Dicastère a reçu un important groupe d'évêques des Antilles en visite ad limina à Rome. La Conférence épiscopale des Antilles (AEC) réunit des évêques de 24 territoires qui composent une réalité politique, culturelle, religieuse, démographique, géographique, historique et linguistique complexe : une diversité, celle des Antilles, qui se reflète aussi dans la physionomie et dans la vie des Églises particulières des Caraïbes. Par exemple, nous passons de pays où la population catholique est majoritaire (par exemple Guadeloupe 83%, Martinique 82%) à d'autres où les catholiques sont une petite minorité (îles Caïmans, 3,6%, Jamaïque 2, 7%).

Malgré ces différences, les pays sont affectés par des maux communs : la propagation des sectes, la sécularisation, la crise de la famille, le déclin des vocations, la préoccupation pour les jeunes, les tensions sociales, la pauvreté, les changements climatiques et surtout les stigmates, pas encore complètement guéris, de la traite des esclaves.

Pour faire face à certains de ces défis, l'Église des Antilles a développé depuis longtemps une longue tradition de formation des laïcs, en leur offrant de nombreux cours allant de la liturgie à la communication, en passant par la Bible. En ce sens, l'ambitieux plan pastoral décennal adopté par l'AEC (2016-2026), qui vise à la formation biblique systématique des laïcs de tous les groupes d'âge, mérite d'être noté. Tous les trois ans, les jeunes sont appelés à approfondir leur foi, en se plongeant dans l'étude d'un document du Magistère ; cette expérience se révèle très utile pour leur permettre de se familiariser avec la pensée de l'Église.

Au cours de la rencontre, le souci des familles a retenti ; à la lumière de l'exhortation Amoris Laetitia, les évêques ont réitéré l'importance de la patience, de la miséricorde et de l'accompagnement pour marcher avec les familles vers la pleine découverte de leur appel spécifique à la sainteté.

Ils ont reconnu la valeur de la préparation au mariage et souhaitent que cela devienne un catéchuménat pour les couples fiancés. Enfin, les évêques ont conclu en rappelant que, malgré sa fragilité, la réalité particulière de la famille dans les Caraïbes (« Caraibian Family System »), avec sa résilience et son inclusivité, reste un point fort et un signe d'espérance pour la société tout entière.